Commentaire de Mimie au post "Forget the brushing"

"Comment passe t'on à 2 civilisations si différentes en si peu de temps sans y laisser un peu de son âme.
Je suis intriguée par ce bond brutal entre ces deux continents aux antipodes (je suppose) et par votre faculté d'adaptation en un laps de temps si court.
On a l'impression que les distances n'ont rien changé à votre parcours et que votre determination à comprendre l'autre reste inebranlable! Vos analyses sont toujours percutantes et on en redemande.
Bravo et bises"


Coucou Picasso !

On pensait avoir plus ou moins répondu à ces questions. Apparement pas assez clairement. Je vais essayer d'étoffer un peu la palette des sentiments que nous avons pu avoir lors de cette transition.

D'abord, je ne pense pas que ce soient réellement deux mondes aux antipodes. Certes beaucoup de choses diffèrent (le climat, l'architecture, les façons de penser, de vivre...) mais ce n'est pas pour cela qu'elles s'opposent. Il est vrai que nous ne nos comportons et ne nous adressons pas de la même manière aux gens que nous rencontrons. Cependant, ce qui reste commun c'est que nous nous adresons à eux de manière différente que nous le ferions avec les personnes chez nous, nos amis, nos famille, nos collègues. Nous sommes des étrangers et cela n'a pas changé. Ce qui n'a pass non plus changé, ce pourquoi nous sommes là et ce qui nous fait avancer c'est que nous savons oú nous allons, nous savons qu'au bout de deux mois il va nous falloir faire nos valises et découvrir une autre ville. Nous étions préparés à ça et c'est maintenant devenu un peu comme un refrain, une habitude. Nous allons de l'avant, l'objectif est de découvrir le plus possible. Nous sommes loin de chez nous, loin de ceux que nous aimons. Nous sommes continuellement des étrangers avec l'objectif de se faire intégrer. Les distances ne changerons pas ça. Nous sommes maintenant près de ce que nous avons tant voulu découvrir et ce pour quoi nous avons travaillé.

Je ne dis pas que c'est facile tous les jours, l'Afrique nous manque mais nous savons pertinement qu'elle nous reverra, et bien plus tôt qu'elle ne le croit.

Julie